Foire aux questions
Toutes les réponses à vos questions : choix d'une première voiture, essence ou diesel, et les moteurs à éviter.
Jeune permis
Peugeot 206, Peugeot 107 et Renault Twingo 2.
Pourquoi ?
Permis en poche, inutile d'investir plus de 5 000 € dans votre première voiture : c'est déjà largement suffisant pour vous faire la main sereinement, avec un coût d'utilisation maîtrisé. Ce sont des modèles fiables, suffisamment récents pour la sécurité (ABS, airbags, etc.) et largement diffusés, ce qui garantit un grand choix de pièces détachées et un entretien à bas coût.
Un des modèles Peugeot les plus vendus de l'histoire : sortie en 1998, restylée en 2003, elle figure encore aujourd'hui dans le Top 10 des véhicules d'occasion les plus vendus, plus de 25 ans après sa sortie — ce n'est pas un hasard. Pièces détachées disponibles et peu chères, large choix d'annonces, fiabilité exemplaire (à surveiller : le joint de culasse, son seul vrai point faible sur les moteurs essence TU).
Les +
- Peu chère à l'achat
- Économe en entretien
- Fiable
Les -
- Modèles souvent peu suivis
- Peinture fragile
- Train arrière à surveiller (comme toutes les PSA des années 90/2000)
Version idéale : Une 206 phase 2 (à partir de 2003) pour bénéficier de la mise à jour électronique et esthétique. Visez le moteur 1.4L essence de 75ch, increvable. Grâce à son âge et sa puissance modérée, elle ne vous ruinera pas en assurance, et son faible poids (moins d'1 tonne) en fait un véhicule assez dynamique malgré la faible puissance.
À partir de 1 500 € pour un modèle avec une carrosserie passable et un CT valide, jusqu'à 4 500 € pour les dernières versions avec moins de 80 000 km.
Revente possible au prix d'achat, même plusieurs années plus tard.
La Peugeot 107, la Citroën C1 et la Toyota Yaris sont en réalité la même voiture ! Seuls l'esthétique et le logo changent d'un modèle à l'autre — elles ont été conçues en commun pour limiter les coûts de production. Toyota s'est chargé de la partie mécanique, vous pouvez donc y aller les yeux fermés. Suffisamment récente, très économe à l'usage, faible consommation et prix des pièces raisonnable. Ses 68ch sont largement suffisants compte tenu du poids et du gabarit de la voiture.
Les +
- Coût d'achat
- Coût d'usage
- Mécanique quasi increvable
- Large diffusion
Les -
- Embrayage fragile
- Direction perfectible
- Tenue de route moyenne
Version idéale : Toutes !
À partir de 1 500 € pour un modèle en fin de vie côté carrosserie (mais qui roule toujours !). Pour un modèle bien suivi et entretenu, comptez 3 500 à 4 000 € — à ce prix, environ 100 000 km, un embrayage refait et une finition haute donnant accès à quelques équipements (vitres électriques, fermeture centralisée, radio CD, clim, etc.).
Le moteur est à chaîne, donc aucun gros frais d'entretien à prévoir !
Apparue en 2007, elle garde l'esprit qui a fait le succès de la première génération : habitabilité, encombrement réduit et, enfin, un châssis à la hauteur. Elle partage la mécanique et le châssis de sa grande sœur la Clio II, un modèle largement éprouvé chez Renault. Bouille sympa, facile à conduire, fiabilité exemplaire, faible consommation et coût d'entretien réduit.
Les +
- Rapport consommation/entretien/prix d'achat
- Tenue de route
- Large diffusion
- Grosse offre
- Fiabilité
Les -
- 4 places
- Finitions moyennes
- Coffre réduit
Version idéale : Une phase 2 (à partir de 2011), qui apporte une vraie touche de modernité côté extérieur. Motorisée par le 1.2 16v de 75ch — un peu juste sur autoroute mais largement suffisant pour se faire la main.
À partir de 1 500 € pour un modèle de 2007 en fin de vie, jusqu'à 5 000 € pour une phase 2 peu kilométrée.
Visez si possible une série spéciale : il y en a eu plusieurs, donnant accès à des coloris rares et des équipements plus riches.
- Toyota Yaris VVT-i
- Citroën C3 1.2L
- Volkswagen Polo 1.2L
- Suzuki Swift 1.3L
- Clio 3 1.2L
- Nissan Micra 1.2L
- Ford Fiesta 1.25L
Prenez le temps de vous renseigner sur le modèle que vous visez. Cela ne prend que quelques minutes et peut vous éviter de regretter votre achat. Une voiture, c'est des milliers de pièces, et la mécanique est la plus coûteuse d'entre elles. Autant ne pas prendre de risque !
Carburant
Les +
- Véhicule moins cher à modèle identique
- Fonctionnement plus doux
- Sonorité agréable
- Entretien basique
Les -
- Consommation plus élevée
- Manque de couple à bas régime
- Conduite qui demande des régimes moteur plus soutenus
Les +
- Faible consommation
- Couple élevé
- Bonne autonomie
- Prix à la pompe inférieur
Les -
- Entretien plus coûteux
- Assurance plus chère
- Fiabilité en berne sur les petits trajets
- Prix des pièces mécaniques plus élevé
Parce que l'écart de prix à la pompe (environ 15 € sur un plein) n'est compensé que si l'on roule beaucoup. Par exemple, une Golf 7 diesel coûte en moyenne 1 500 € de plus qu'une essence équivalente. Sur 10 000 km par an, le diesel ne fait gagner qu'environ 300 € de budget carburant par an — vous êtes donc en déficit de 1 200 € dès la première année. Ajoutez à cela une prime d'assurance légèrement plus élevée, un entretien plus cher et un risque de panne plus important (vanne EGR, FAP, turbo), et vous ne serez jamais rentable avec cet usage.
De par sa conception, un moteur diesel met environ deux fois plus de temps à atteindre sa température de fonctionnement optimale. Les trajets courts et répétés à froid sont donc néfastes, surtout pour les organes anti-pollution (filtre à particules, vanne EGR, etc.) — des pièces coûteuses qui n'apprécient pas les petits trajets.
Privilégiez une motorisation essence.
Motorisation
Il a besoin de monter à environ 600°C pour se régénérer correctement.
Non, ça dépend surtout de votre usage — c'est même souvent l'inverse ! Un moteur essence qui ne fait que des petits trajets s'usera bien moins qu'un diesel dans les mêmes conditions.
Il consomme beaucoup de carburant pendant sa phase de chauffe, mais celle-ci reste bien plus rapide que sur un diesel (environ 5 km contre 15 km).
Une vidange, un filtre à huile, et de temps en temps un filtre à air ainsi que les bougies.
Même entretien que pour l'essence auquel s'ajoutent le filtre à gasoil, les bougies de préchauffage, ainsi que l'entretien de la vanne EGR et du FAP.
1.2L PureTech
Tous les véhicules essence du groupe PSA (Peugeot, Citroën, DS) et Opel depuis 2013. Une vraie catastrophe industrielle — la courroie à bain d'huile en est l'un des nombreux soucis. Problèmes de segmentation entraînant une consommation d'huile importante, souci de pression d'huile lié à la crépine qui se bouche… La casse moteur est quasiment inévitable, certains cassant avant 50 000 km.
1.2L TCe / 1.2 DIG-T (Renault-Nissan et Dacia)
Grosse consommation d'huile pouvant mener à la casse moteur, dépôts de calamine sur les soupapes qui, en brillant, peuvent faire fondre une soupape et casser le moteur. Souci récurrent sur la pompe à huile, dont la défaillance provoque également une casse moteur. Il a été remplacé par le 1.3L TCe, conçu avec Mercedes, un moteur beaucoup plus fiable.
1.4L / 1.6L VTI et THP
Moteur conçu en partenariat avec BMW et le groupe PSA, monté sur les Mini de 2007 à 2014, les Peugeot, les Citroën et les BMW Série 1. Ce moteur souffre de nombreux soucis qui, pour une fois, ne mènent pas forcément à la casse mais demandent un entretien sérieux : chaîne de distribution, turbo, joint de culasse, pompe haute pression, consommation d'huile… Il a été fiabilisé en toute fin de carrière, notamment sur la 308 GTI, puis sous l'appellation 1.6L Peugeot.





